Vérifications automatiques
ElectroBoard vérifie votre tableau en temps réel selon plus de 100 règles regroupées par catégorie. Les résultats apparaissent dans le panneau de validation — le panneau à code couleur dans le coin inférieur droit de l'éditeur.
Lecture du panneau de validation
Les vérifications sont regroupées par sévérité :
- 🔴 Sécurité — erreurs critiques pouvant entraîner un incendie, une électrocution ou des dommages matériels. Doivent être corrigées
- 🟡 Problème — situations pouvant provoquer des déclenchements intempestifs ou un fonctionnement instable. La correction est recommandée
- 🔵 Recommandation — conseils pour améliorer la conception. Peuvent être ignorés, mais il est préférable d'en tenir compte
Cliquez sur une vérification pour développer les détails. Les détails expliquent la cause du problème et suggèrent une solution. Certaines vérifications comportent un bouton qui permet d'accéder directement au dispositif concerné.
💡 Adaptation aux normes : Les textes des messages s'adaptent à la norme réglementaire choisie dans les paramètres du tableau. Pour la NEC, par exemple, l'avertissement sur les couleurs des fils affiche NEC 200.6 / 250.119 et le code noir/rouge/bleu, tandis que pour la IEC, il affiche IEC 60445 et le code marron/noir/gris. Les seuils (chute de tension, FDT, équilibrage des phases) diffèrent également selon la norme : la NEC a une limite de chute de tension plus stricte de 3 % / 2 % contre 5 % / 3 % pour la IEC. Lorsque plusieurs normes sont actives, la plus stricte s'applique. C'est le comportement de l'architecture RegionalProfile — l'ajout d'une nouvelle norme régionale nécessite un seul nouveau fichier de description, et non des modifications dans des dizaines de détecteurs.
[capture d'écran : panneau de validation avec des exemples de différents types d'avertissements]
Sélectivité (5 vérifications)
La sélectivité est le principe selon lequel, lors d'un défaut, seul le dispositif le plus proche du défaut déclenche — et non tout ce qui est en amont.
💡 Remarque : Les vérifications du calibre et de la courbe (points 1, 2, 4, 5) s'appliquent uniquement aux dispositifs de protection — disjoncteur (mcb), disjoncteur différentiel (rcbo), AFDD (afdd), fusible (fuse). Les DDR, contacteurs et relais sont exclus de ces vérifications car ils n'assurent pas la protection contre les surcharges.
1. Le calibre de l'aval dépasse le calibre de l'amont 🔴
Exemple : le disjoncteur « Chauffe-eau » (25 A) connecté à un disjoncteur d'arrivée de 16 A.
Problème : en cas de surcharge du chauffe-eau, le disjoncteur d'arrivée déclenche et déconnecte tout le groupe (y compris les autres circuits) au lieu de seulement le disjoncteur du chauffe-eau.
Solution : réduire le calibre de l'aval ou augmenter le calibre de l'amont.
2. Même calibre sur l'amont et l'aval 🟡
Exemple : un disjoncteur amont (16 A) et un disjoncteur aval (16 A).
Problème : en cas de surcharge, on ne sait pas lequel déclenchera en premier — tout le groupe peut être déconnecté.
Solution : faire en sorte que le calibre de l'aval soit inférieur à celui de l'amont.
3. DDR sans disjoncteur en amont 🟡
Exemple : un DDR connecté à un contacteur (et non à un disjoncteur).
Problème : un DDR n'est pas conçu pour les courants de court-circuit et peut être endommagé.
Solution : ajouter un disjoncteur en amont du DDR, ou le remplacer par un disjoncteur différentiel.
💡 Précision : la vérification parcourt toute la chaîne des ancêtres du DDR à travers les dispositifs non de protection (relais de tension, contacteur, commutateur de transfert, sectionneur 1-0-1). Si un disjoncteur / disjoncteur différentiel / fusible est trouvé à un niveau quelconque en amont, l'avertissement ne se déclenche PAS. Par exemple, la chaîne « disjoncteur d'arrivée → relais de tension → DDR » est correctement protégée.
4. Conflit de courbes 🟡
Exemple : un amont avec courbe B, un aval avec courbe D.
Problème : en cas de court-circuit, l'amont (courbe B, rapide) déclenche avant l'aval (courbe D, lent) et déconnecte tout le groupe.
Solution : la courbe de l'amont doit être identique ou plus lente que celle de l'aval. Par exemple : amont C ou D, aval B ou C.
5. La somme des calibres aval dépasse largement le calibre amont 🟡
Exemple : un disjoncteur d'arrivée de 40 A a cinq disjoncteurs aval de 16 A (somme = 80 A > 40 A ÷ FD(0,7) ≈ 57 A).
Problème : si tous les circuits s'allument en même temps, le dispositif amont peut déclencher.
Solution : vérifier le facteur de diversité — si tous les circuits ne fonctionnent pas simultanément, cela peut être acceptable. Sinon, augmenter le calibre de l'amont.
💡 Facteur de diversité (FD) selon la IEC 61439-1 : ElectroBoard applique automatiquement le FD en fonction du nombre de circuits de départ sur le dispositif amont :
Circuits de départ FD 1 1,0 2–3 0,8 4–5 0,7 6–9 0,6 10+ 0,5 Le seuil de surcharge de l'amont est la somme des calibres aval par rapport à
calibre amont ÷ FD. Pour cinq circuits de départ (FD = 0,7), le seuil pour un dispositif de 40 A est d'environ 57 A.
Courant d'appel (1 vérification)
6. Le courant d'appel dépasse le seuil de déclenchement du disjoncteur 🔴/🟡
Exemple : le disjoncteur « Lave-linge » (16 A, courbe C) avec un moteur dont le courant d'appel est d'environ 80 A.
Problème : au démarrage du lave-linge, le courant d'appel du moteur dépasse la bande de la courbe C (seuil 80–160 A). Le disjoncteur peut déclencher à chaque mise en marche.
Solution : changer la courbe du disjoncteur (par exemple en D) ou augmenter le calibre.
Système de câbles (3–5 vérifications)
7. Le câble peut surchauffer 🔴
Exemple : un câble de 1,5 mm² (dans un mur, ampacité de 16 A) sous un disjoncteur de 20 A.
Problème : le calibre du disjoncteur dépasse le courant admissible du câble — en cas de surcharge, le câble atteint une température dangereuse avant que le disjoncteur ne déclenche.
Solution : augmenter la section du câble ou réduire le calibre du disjoncteur.
💡 Commutateur de transfert / inverseur : pour les dispositifs à deux entrées (source principale + source de réserve), les vérifications 7–10 s'appliquent aux deux câbles indépendamment — primaire et secondaire. Les messages pour le câble secondaire (de réserve) sont étiquetés « câble de réserve ».
8. Câble fonctionnant à la limite 🟡
Le courant de charge calculé est proche de l'ampacité de ce câble. Cela fonctionnera, mais sans marge.
9. Chute de tension supérieure à 5 % 🔴
Solution : augmenter la section du câble ou réduire la longueur du circuit.
10. Chute de tension de 3–5 % 🟡
Pour l'éclairage, il est recommandé de maintenir la chute en dessous de 3 %. Pour les circuits de prises de courant — en dessous de 5 %.
11. Section de câble non standard 🔵
Un message informatif concernant l'utilisation d'une section non standard.
11a. Section de câble plus grande recommandée 🔵
La section actuelle supportera le courant du disjoncteur, mais sans marge. Par exemple, un disjoncteur de 25 A recommande 6 mm² mais du 4 mm² est installé — cela fonctionnera, mais près de la limite. C'est un conseil pour l'avenir, pas une erreur.
Câble — physique de l'installation (4 vérifications)
Vérifications universelles de la physique de l'installation selon la IEC 60364. Toujours actives (indépendantes de la norme réglementaire choisie) ; certaines ne se déclenchent que lorsque les conditions d'installation correspondantes sont définies dans les paramètres du tableau.
11b. Le conducteur peut griller en cas de court-circuit 🔴
Règle (IEC 60364-4-43) : l'énergie de passage (I²t) du dispositif de protection en cas de court-circuit ne doit pas dépasser la tenue thermique du conducteur k²×S² (critère adiabatique). Sinon, l'isolation du conducteur se dégrade plus vite que la protection ne déclenche.
Exemple : un dispositif de protection avec une énergie de passage élevée sur un conducteur fin (par exemple 1,5 mm²).
Solution : augmenter la section du conducteur (chacun est vérifié — L, N, PE séparément) ou installer une protection plus rapide — un fusible gG ou un calibre inférieur.
11c. Le groupement de câbles réduit l'ampacité 🟡
Règle (IEC 60364-5-52 §523.5) : lorsque plusieurs câbles sont regroupés dans une même liasse ou sur un même chemin de câbles, leur échauffement mutuel réduit l'ampacité (facteur de groupement Cf). La vérification s'active lorsque le nombre de câbles dans le groupe (plus d'un) est défini dans les paramètres du tableau.
Problème : le courant calculé dépasse l'ampacité avec le Cf appliqué (bien que sans groupement, ce câble le supporterait).
Solution : augmenter la section ou réduire le nombre de câbles dans le groupe.
11d. Le courant dépasse l'ampacité à température élevée 🟡
Règle (IEC 60364-5-52, Tableau B.52.14) : à une température ambiante supérieure à 30 °C standard, l'ampacité du câble est réduite par le facteur k1. La vérification s'active lorsque la température d'installation est définie dans les paramètres du tableau.
Solution : augmenter la section ou modifier les conditions d'installation (température ambiante plus basse).
11e. Conducteur N trop petit pour une charge harmonique 🔴
Règle (IEC 60364-5-523, Annexe E) : avec une part significative d'harmoniques de rang 3 (3e, 9e — provenant d'alimentations à découpage, de drivers LED, de variateurs de vitesse), le courant dans le neutre peut dépasser le courant de phase. Pour 33–45 % d'harmoniques, la section du N est multipliée par un facteur de 1,45.
Problème : le conducteur N est plus petit que nécessaire pour la charge harmonique — risque de surchauffe du neutre.
Solution : augmenter la section du conducteur N à la valeur recommandée.
Mise à la terre (3 vérifications)
12. Appareil incompatible avec le régime de neutre 🔴
Certains appareils ne fonctionnent pas avec certains régimes de neutre. Par exemple, un DDR ne fonctionne pas dans un schéma TN-C (où le N et le PE sont combinés) — la protection différentielle ne peut physiquement pas agir sur un courant de fuite.
12a. Absence de protection contre les chocs en schéma TT 🔴
Dans un régime de neutre TT, la seule protection fiable contre les contacts indirects est un dispositif différentiel résiduel (DDR ou disjoncteur différentiel). Si le tableau ne comporte aucun DDR, il n'y a pas de protection en cas de défaut d'isolement vers une enveloppe.
Solution : ajouter un DDR général avec un courant différentiel résiduel assigné ≤ 300 mA, ou un DDR par groupe ≤ 30 mA.
13. Limitation du régime de neutre 🔵
L'appareil peut fonctionner, mais avec des limitations pour le régime de neutre choisi. Par exemple, en TN-C, un DDR/disjoncteur différentiel ne peut pas être utilisé, et les salles de bains et cuisines ne peuvent pas être protégées par une protection différentielle. Si possible, envisager le passage en TN-C-S (séparation du PEN en N + PE).
Conflit de phases (2 vérifications)
14. Fils sur une phase différente de celle du parent 🔴
Exemple : un DDR sur la phase L1, et un disjoncteur divisionnaire fils sur la phase L2.
Problème : l'appareil fils n'est pas alimenté par le parent. Le DDR ne voit pas le courant traversant le disjoncteur divisionnaire.
Solution : déplacer le fils sur la même phase que le parent, ou modifier le parent.
15. Variante de raccordement incompatible 🟡
La variante de raccordement du fils ne correspond pas aux phases du parent.
Structure du tableau (9 vérifications)
16. Absence de dispositif d'entrée 🔵
Le tableau ne comporte ni sectionneur ni disjoncteur en tête. Recommandation — en ajouter un pour pouvoir mettre le tableau hors tension en toute sécurité.
17. DDR sans disjoncteurs connectés 🟡
Un DDR ou un contacteur parent n'a aucun appareil fils. Il occupe un emplacement sur le rail mais ne remplit aucune fonction.
18. Appareil sans protection amont 🔵
Un appareil qui devrait être protégé (ex. un disjoncteur divisionnaire) n'est connecté à aucun parent.
19. Section de câble non spécifiée 🔵
Pour un appareil avec un câble de départ, les paramètres du câble ne sont pas définis. Sans eux, la protection contre la surchauffe du câble ne peut pas être vérifiée.
19a. Cible du circuit de commande supprimée 🟡
Un appareil de commande (contacteur, relais, etc.) référence un contacteur qui a été retiré du tableau.
19b. La cible du circuit de commande n'est pas un contacteur 🟡
Un appareil de commande référence un appareil qui n'est pas un contacteur. Les circuits de commande ne sont pris en charge que pour les contacteurs (avec une bobine A1/A2).
19c. L'appareil se commande lui-même 🟡
Un appareil se référence lui-même comme cible du circuit de commande.
19d. Alimenté depuis un appareil sans sortie 🟡
L'appareil est connecté comme fils d'un parafoudre (shunt varistor), d'une prise, d'un compteur ou d'un relais — c'est-à-dire un appareil qui n'a pas de borne de sortie pour alimenter une charge et ne transmet pas le courant.
Solution : déplacer l'appareil vers une source amont réelle — le même dispositif d'entrée ou jeu de barres qui alimente le parafoudre.
19e. Les deux entrées du commutateur de transfert issues de la même source 🟡
Exemple : sur un commutateur de transfert, l'entrée principale et l'entrée de réserve sont reliées au même appareil physique.
Problème : la redondance ne fonctionne pas — lorsque l'alimentation de cet appareil est défaillante, les deux entrées du commutateur de transfert perdent la tension simultanément.
Solution : relier l'entrée principale et l'entrée de réserve à des sources différentes (ex. disjoncteur d'entrée + groupe électrogène).
💡 Différence avec la vérification 50 : la vérification 50 se déclenche lorsque les deux entrées ont le même rôle de source (toutes deux « Réseau »), tandis que celle-ci se déclenche lorsque les deux entrées pointent vers le même appareil.
Puissance allouée (1 vérification)
20. Puissance allouée dépassée 🔴
La charge totale du tableau dépasse la puissance allouée. Si tous les appareils fonctionnent en même temps, le disjoncteur d'entrée du fournisseur peut déclencher. Réduire la charge, utiliser des minuteries, ou demander au fournisseur d'augmenter la puissance allouée.
Charge (3 vérifications)
22. Disjoncteur en surcharge 🔴
Le courant calculé traversant le disjoncteur dépasse son calibre. Le disjoncteur fonctionne en condition de surcharge.
23. Disjoncteur proche de la limite 🟡
Le courant calculé est proche du calibre. Il est recommandé d'augmenter le calibre ou de redistribuer la charge.
23a. Activer le facteur de simultanéité 🔵
Lorsque de nombreux circuits de départ sont connectés à un seul parent, un calcul à 100 % de simultanéité surestime le courant total — en pratique, tous les circuits ne fonctionnent pas en même temps.
Solution : activer le facteur de simultanéité (FS) dans la barre d'outils — le calcul de charge devient plus réaliste selon la CEI 61439-1. Il s'agit d'un conseil, pas d'une erreur.
Équilibrage des phases (2 vérifications, triphasé uniquement)
24. Déséquilibre de phases > 30 % 🟡
L'une des phases est chargée de manière significativement plus importante que les autres. Cela augmente le courant dans le neutre et réduit la qualité de l'alimentation.
25. Déséquilibre de phases 15–30 % 🔵
Déséquilibre notable ; il est recommandé de redistribuer la charge.
Peignes de barres omnibus (19 vérifications)
💡 Type de peigne : le type de peigne (1P / 3P / 1P+N / 3P+N) est déterminé automatiquement à partir de l'ensemble réel des conducteurs des disjoncteurs qu'il contient — et non à partir du nombre de pôles du premier disjoncteur. Pour les tableaux multiphasés, chaque phase (L1/L2/L3) peut avoir un peigne distinct si leurs positions ne coïncident pas. Cela élimine les fausses détections de type pour les groupes mixtes.
26. Le disjoncteur du peigne n'existe pas 🔴
Un disjoncteur a été supprimé du tableau mais est resté dans le peigne. Supprimez le peigne et créez-en un nouveau.
27. Le disjoncteur n'est pas sur le rail du peigne 🔴
Un disjoncteur a été déplacé vers un autre rail et n'est plus sur le rail du peigne.
28. Les conducteurs ne correspondent pas au peigne 🔴
Après avoir modifié le raccordement d'un disjoncteur (par exemple, de 1P à 3P), ses conducteurs ne correspondent plus au type de peigne.
29. Sens d'alimentation différent dans le peigne 🔴
Les disjoncteurs d'un même peigne ont des sens d'alimentation différents — l'un est alimenté par le haut, un autre par le bas.
29a. Peigne N alimenté par un dispositif inadapté 🔴
Règle : un peigne N alimenté par un dispositif (plutôt que par une barre N) n'est valide que lorsque ce dispositif est un distributeur de N — il a un rôle de distribution du neutre (dispositif différentiel, commutateur de transfert, module de répartition, inverseur) et son propre pôle N.
Exemple : un peigne N alimenté par un disjoncteur divisionnaire 1P+N ordinaire (à passage) ou un parafoudre (shunt).
Problème : les dispositifs à passage ont 1 à 2 bornes de sortie sur N — non destinés au dérivation. Un parafoudre possède physiquement une varistance en shunt et ne fait pas passer le courant N vers l'extérieur.
Solution : reconnectez l'alimentation du peigne à une barre N ou à un distributeur (par exemple, un module de répartition 4P qui possède un pôle N et des bornes de sortie).
29b. Peigne sans source d'alimentation 🔴
Le peigne d'entrée n'a pas de source explicite (dérivation). Un peigne a besoin d'un disjoncteur ou d'une barre N pour être alimenté — vérifiez le panneau des propriétés du peigne.
29c. Référence à une source inexistante 🔴
La source d'alimentation (dérivation) du peigne fait référence à un disjoncteur, une barre ou un peigne qui n'est pas dans le tableau (par exemple, après suppression). Choisissez une source existante.
29d. Disjoncteur différentiel dans un groupe N partagé 🔴
Un disjoncteur différentiel possède son propre canal N interne. Un peigne N partagé avec des disjoncteurs ordinaires court-circuite ce N interne — la protection différentielle du disjoncteur différentiel se déclenche (IEC 60364-5-53). Retirez le disjoncteur différentiel de ce peigne, ou faites en sorte que tous ses membres soient des disjoncteurs différentiels.
29e. Peigne N sans barre N 🔴
Un peigne N nécessite la sélection d'une source neutre : la barre N du tableau (la barre commune ou la barre N propre du dispositif différentiel). Choisissez une source dans les propriétés du peigne.
29f. Inc du peigne dépassée 🔴
La somme des calibres des disjoncteurs connectés est supérieure à la tenue assignée (Inc) du peigne. La tenue thermique n'est pas garantie (IEC 61439-1 cl. 9.3). Augmentez l'Inc du peigne ou répartissez les disjoncteurs sur deux peignes.
29g. Référence cyclique en cascade 🔴
Le peigne est alimenté indirectement par lui-même via une chaîne de sources (peigne → peigne → … → lui-même). Choisissez directement une barre N ou un autre peigne plus haut dans la cascade.
29h. Cascade de peignes trop profonde 🔴
La profondeur de la cascade de peignes dépasse 5 niveaux. Selon la norme IEC 61439-1 cl. 9.3, la coordination de la tenue thermique n'est pas garantie. Raccourcissez la chaîne.
29i. Les pôles du dispositif n'intersectent pas les conducteurs du peigne 🔴
Les conducteurs d'un disjoncteur (par exemple, L2) sont absents du peigne (par exemple, L1 uniquement). Le disjoncteur ne peut pas être membre de ce peigne — retirez-le ou modifiez son type de raccordement.
29j. Phase du peigne combiné sans source 🔴
Un peigne combiné (1P+N / 3P+N) déclare un conducteur de phase, mais la source ne peut pas le fournir — par exemple, la phase est acheminée via une barre N qui ne transporte pas L. Choisissez une source de phase pour la phase.
29k. N du peigne combiné sans source 🔴
Un peigne combiné (1P+N / 3P+N) déclare N, mais la source ne peut pas le fournir — par exemple, N est acheminé via une barre de phase qui ne transporte pas le neutre. Choisissez une source neutre (une barre N) pour N.
29l. Peigne N sous un dispositif différentiel sur la barre commune 🟡
Un peigne N dont les membres sont sous un dispositif différentiel est alimenté par la barre N commune du tableau plutôt que par la barre N propre de ce dispositif différentiel.
Problème : un neutre partagé avec d'autres groupes brise la protection sélective contre les fuites (IEC 60364-5-53 cl. 531) — le dispositif différentiel voit un courant étranger et peut déclencher intempestivement.
Solution : reconnectez le peigne N à la barre N propre de ce dispositif différentiel.
29m. Le peigne franchit une limite de zone 🟡
Des disjoncteurs de différentes zones de pièces sont regroupés dans un seul peigne (par exemple, salle de bain et salon).
Solution : pour faciliter la maintenance, créez des peignes séparés pour chaque zone. Il s'agit d'une recommandation de bonne pratique, et non d'une erreur de raccordement.
29n. Dérivation du peigne sur un rail différent 🔵
La source d'alimentation (dérivation) du peigne se trouve sur un rail différent de celui du peigne lui-même. Ceci est autorisé mais peut entraîner de longs croisements de fils entre rails — vérifiez le cheminement.
29o. Rupture de hiérarchie d'alimentation du peigne 🟡
Dans un peigne combiné (1P+N / 3P+N), les sources de phase et de N n'ont pas d'ancêtre commun dans l'arbre d'alimentation — L et N proviennent de cascades topologiquement indépendantes.
Problème : des chaînes d'alimentation indépendantes sur un seul peigne peuvent créer un court-circuit entre les cascades.
Solution : alimentez la phase et le neutre du peigne à partir d'une source commune (un seul dispositif ou une hiérarchie liée).
Barres PE/N (2 vérifications)
30. Débordement des bornes de la barre 🟡
Le nombre de dispositifs connectés dépasse le nombre de bornes sur la barre. Le système proposera d'augmenter le nombre de bornes à la taille standard la plus proche.
31. Barre PE manquante 🟡
Le tableau comporte des dispositifs nécessitant une mise à la terre (parafoudre), mais il n'y a pas de barre PE ou PEN. Ajoutez une barre du type approprié.
Sécurité électrique (IEC 60364) (4 vérifications)
Vérifications de conformité aux exigences fondamentales de sécurité électrique. Toujours actives ; aucune activation manuelle nécessaire. Cadre basé sur la norme IEC 60364 et les normes IEC associées.
32. Sélectivité différentielle des dispositifs différentiels 🔴
Règle (IEC 61008-1 §7.6) : le courant résiduel assigné du dispositif différentiel parent (IΔn) doit être au moins trois fois supérieur à celui du dispositif différentiel enfant (type S vs sélectivité générale).
Exemple : un dispositif différentiel d'arrivée (IΔn = 30 mA) avec un dispositif différentiel enfant (IΔn = 30 mA) — une violation. Requis : parent ≥ 100 mA (car 30 × 3 = 90 mA).
Problème : sans un écart suffisant des courants de déclenchement, une fuite déclenche les deux dispositifs différentiels à la fois, mettant hors tension l'ensemble du tableau au lieu d'un seul groupe.
Solution : installez un dispositif différentiel d'arrivée avec IΔn ≥ 100 mA (protection incendie) ou 300 mA, et des dispositifs différentiels de groupe de 30 mA.
33. Zones humides sans dispositif différentiel ≤ 30 mA 🔴
Règle (IEC 60364-7-701) : les circuits dans les locaux humides (salle de bain, buanderie) doivent être protégés par un dispositif différentiel avec IΔn ≤ 30 mA.
Exemple : le disjoncteur divisionnaire « Chauffe-eau » avec une zone « Salle de bain » est connecté à un dispositif parent sans dispositif différentiel dans la chaîne de protection.
Problème : l'absence de protection différentielle dans un local humide — un risque de choc électrique.
Solution : connectez le dispositif sous un dispositif différentiel ou un disjoncteur différentiel avec IΔn ≤ 30 mA. Pour une protection renforcée (salle de bain), IΔn = 10 mA est recommandé.
34. Étiquetage des dispositifs 🔵
Chaque dispositif de protection doit porter une étiquette identifiant le circuit qu'il protège. Sans étiquetage, la fonction d'un circuit ne peut pas être identifiée lors de la maintenance ou d'un défaut.
Problème : le dispositif n'a pas de nom (le champ « Nom » est vide).
Solution : donnez au dispositif un nom descriptif (par exemple, « Prises cuisine », « Éclairage couloir »).
34a. Chambre à coucher sans protection AFDD 🔴
Règle (IEC 60364-4-42 §421.4) : les circuits dans les chambres à coucher doivent être protégés par un dispositif de détection d'arc électrique (AFDD) — en raison du risque accru d'incendie dû aux défauts d'arc dans le câblage endommagé la nuit.
Problème : un dispositif dans une zone « Chambre à coucher » n'est pas protégé par un AFDD — ni le dispositif lui-même ni aucun de ses ancêtres n'est un AFDD (ou un disjoncteur différentiel avec fonction AFDD).
Actif pour : les normes qui exigent un AFDD dans les chambres à coucher.
Solution : ajoutez un AFDD ou un disjoncteur différentiel avec fonction AFDD en amont de ce disjoncteur.
Modules de répartition (2 vérifications)
35. Nombre de connexions du module de répartition dépassé 🔴
Le nombre de dispositifs enfants sur une borne (conducteur) du module de répartition dépasse son nombre physique de sorties par pôle. Par exemple, plus de circuits qu'un pôle à 12 sorties ne peut en accepter.
Solution : réduisez le nombre de dispositifs enfants, choisissez un module de répartition avec plus de sorties, ou acheminez N vers une barre séparée.
💡 Sur la surcharge en courant : le courant de charge total est vérifié séparément — dans la section « Chargement » (vérifications 22–23). Un module de répartition n'a pas de vérification « somme des calibres > calibre du module », car la somme des calibres n'est pas le courant simultané (12×16 A ≠ 192 A en même temps).
36. Incompatibilité de phase du dispositif enfant 🔴
Un dispositif enfant demande un conducteur (phase) que le module de répartition ne possède pas. Par exemple, un dispositif triphasé connecté à un module de répartition monophasé.
Solution : modifiez le raccordement du dispositif enfant, ou utilisez un module de répartition du nombre de pôles correspondant (4P pour les circuits triphasés).
Routage du N (17 vérifications)
Vérifications du routage correct du conducteur neutre (N) dans la hiérarchie des appareils.
37. Conducteur N non connecté 🔴
L'appareil possède un pôle N, mais le chemin du N n'est pas défini. Le système pointe vers la racine du problème — l'ancêtre le plus élevé où le N est interrompu.
Solution : modifier la variante de raccordement de l'ancêtre (ex. 1P → 1P+N) ou ajouter un barreau N.
38. N direct sous un DDR (2 directs) 🟡
Deux appareils avals sont réglés sur « Direct » sous un DDR/commutateur de transfert/inverseur. Physiquement — une borne N, deux fils dessus : électriquement admissible (avec une combinaison WAGO/embout), mais l'ajout d'un barreau N est préférable.
Solution : déplacer l'un des avals vers « Via barreau » (le barreau est créé automatiquement).
38a. N direct sous un DDR — surcharge (3+ directs) 🔴
Règle : 3+ appareils avals en mode « Direct » sous un DDR/commutateur de transfert/inverseur. Physiquement impossible — une borne N ne peut pas accepter 3+ fils.
Solution : créer un barreau N pour ce DDR (indice UI : « 3+ — barreau »). Les avals passent automatiquement au routage par barreau.
💡 Cycle de vie du barreau N : le barreau N d'un DDR/DR/commutateur de transfert/inverseur existe uniquement tant qu'au moins un aval est en mode « Via barreau ». Si tous les avals passent en « Direct », le barreau est supprimé automatiquement. Cela évite l'accumulation de barreaux « orphelins » lors de l'édition du tableau.
39. N direct mais le parent n'a pas de N 🟡
Le mode « Depuis le parent » est choisi, mais le parent n'a pas de conducteur N dans son schéma de raccordement. Le système pointe vers l'ancêtre le plus élevé sans N.
Solution : modifier la variante de raccordement de l'ancêtre ou le mode de connexion N.
40. Parent supprimé (mode N-depuis-parent) 🟡
L'appareil est réglé sur N-depuis-parent, mais le parent n'existe plus.
Solution : attribuer un nouveau parent ou changer le mode en « Via barreau ».
41. N passif sans source 🟡
L'appareil n'a pas de pôle N mais possède un câble/des charges qui nécessitent du N, et il n'y a pas de conducteur N dans la chaîne parentale.
Solution : modifier la variante de raccordement de l'ancêtre (ex. 1P → 1P+N).
💡 Exception pour le parafoudre (shunt) : si l'appareil parent est un parafoudre, cette vérification ne se déclenche pas. Les avals du parafoudre prennent physiquement le N du barreau N commun, et non via le pôle N du parafoudre — il est donc impossible de surcharger sa borne N par conception.
42. Charge passive sur une borne N 🔵
2+ appareils avals sont connectés à une sortie N d'un appareil sans barreau séparé. L'ajout d'un barreau N de groupe est recommandé.
43. N contourne le parent 🟡
Le conducteur N va au barreau commun, contournant un parent qui possède un pôle N. La phase est protégée via la hiérarchie, mais pas le N.
Solution : changer le mode en « Depuis le parent » ou ajouter un barreau N séparé.
💡 Exceptions : l'avertissement est inactif lorsque le parent est un parafoudre (shunt : physiquement aucun chemin direct) ou un pur répartiteur (un module de traversée sans son propre barreau N : le N n'est pas commuté, le contournement n'évite aucune protection). L'avertissement est valide uniquement pour les appareils qui coupent le N sur un pôle (DDR, DR, commutateur de transfert, inverseur).
44. Référence à un barreau N inexistant 🔴
L'appareil est lié à un barreau N qui a été supprimé.
Solution : détacher le barreau dans le panneau des propriétés, ou en créer un nouveau.
45. Barreau N lié à un barreau PE 🔴
La liaison N pointe vers un barreau PE au lieu du N. Une connexion incorrecte.
Solution : détacher et choisir le bon barreau N.
46. Barreau N manquant 🔴
Le tableau n'a pas de barreau N (neutre), mais il y a des appareils qui ont besoin de N.
Solution : ajouter un barreau N depuis la palette de composants.
47. Barreau PE manquant 🔴
Le tableau n'a pas de barreau PE (terre), mais il y a des appareils avec PE.
Solution : ajouter un barreau PE depuis la palette de composants.
47a. Entrée et sortie N sur des barreaux différents 🔴
Règle : un appareil qui « possède » un barreau N ne doit pas recevoir simultanément le N d'un autre barreau — cela signifie que l'appareil alimente un barreau et prend le N d'un autre, ce qui est une erreur de topologie.
Exemple : un module de traversée s'est attribué un barreau N, mais via la hiérarchie, le N entre depuis un autre (ex. posé par un ancêtre parafoudre).
Solution : laisser un seul barreau pour l'appareil, ou supprimer la liaison via « Détacher » dans les propriétés.
47b. Boucle N fermée 🔴
Règle : entrée et sortie N sur le même barreau → une boucle fermée. Physiquement, le N circule en boucle — généralement le résultat de deux appareils dans la hiérarchie auxquels est attribué le même « barreau N de groupe ».
Exemple : un disjoncteur d'arrivée 4P est lié au bus-1 ; un module de traversée en aval est également lié au bus-1. La hiérarchie résout l'entrée du module de traversée comme bus-1 = sortie → une boucle.
Solution : supprimer la liaison sur l'un des propriétaires via « Détacher ». Garde-fou UI : la liste déroulante « barreau N de groupe » n'affiche pas un barreau dont la sélection formerait une boucle.
47c. Neutres parallèles de sources 🔴
Règle (IEC 60364-5-55 §551.4.3.2) : une source autonome (générateur/onduleur) avec une liaison interne du N dont le neutre est commun avec le neutre du réseau. Le neutre d'une telle source doit être commuté (un commutateur de transfert 4 pôles / un ATS verrouillé), et non connecté en parallèle avec celui du réseau.
Problème : des neutres parallèles créent un courant circulant — le DDR voit une différence de courant et ne fonctionne pas correctement en cas de fuite.
Solution : ajouter un commutateur de transfert qui commute le N, avec un verrouillage mécanique.
47d. Barreau N sans propriétaire (orphelin) 🟡
Un barreau N a des consommateurs (appareils qui en prennent le neutre), mais aucun appareil ne l'a marqué comme sien via « barreau N de groupe ». C'est généralement un vestige après un « Détacher » : un DDR/commutateur de transfert n'alimente plus le barreau, tandis que les avals en prennent toujours le N.
Solution : attribuer le barreau à un autre appareil comme son « barreau N de groupe », basculer les consommateurs vers un autre barreau ou en mode direct, ou supprimer le barreau de la palette.
47e. Barreau N détaché malgré des consommateurs N 🟡
Un appareil a explicitement renoncé à son propre barreau N (désactivation), mais ses appareils avals ont toujours besoin du neutre que ce barreau était censé distribuer.
Solution : appuyer sur « Attacher le barreau N » dans les propriétés de l'appareil pour annuler la désactivation et restaurer le barreau N pour les avals.
Surcharge de borne (1 vérification)
48. 3+ connexions sur une borne 🟡
Une borne d'appareil a 3 connexions ou plus (entrées ou sorties). La limite physique est d'un maximum de 2 fils par borne.
Solution : ajouter un module de traversée ou un barreau de répartition pour le branchement.
💡 Exception : le module de traversée est exclu de cette vérification — le branchement vers de nombreuses sorties (5/7/11/12/15/16 sorties par pôle) est son objectif direct.
Ponts entre bornes (4 vérifications)
Un pont (cavalier) est une connexion entre deux bornes propres d'un appareil déclarée dans ses propriétés. Ces vérifications détectent les ponts dangereux ou inutiles. Toutes sont universelles (physique / intégrité des données), indépendantes de la norme réglementaire choisie.
48a. Court-circuit entre bornes 🔴
Exemple : un pont relie une borne L à une borne N (ou L↔PE, N↔PE).
Problème : connecter des bornes de conducteurs différents est un court-circuit. L'application de la tension endommage instantanément l'équipement ou provoque une électrocution.
Solution : supprimer le pont ou réaffecter les bornes.
48b. Pont touche une borne de commande 🔴
Un pont ne peut connecter que des bornes de puissance (L / N / PE). L'une de ses bornes est une borne de commande (bobine, contact auxiliaire, transformateur de courant, canal), qui n'est pas un conducteur de puissance.
Solution : supprimer le pont.
48c. Pont pointe vers une borne inexistante 🟡
Le pont fait référence à une borne qui n'est pas dans la configuration de l'appareil. Il est sans effet et sera supprimé automatiquement lors de la prochaine modification de l'appareil.
48d. Pont en double 🟡
Le même pont de bornes est déclaré plusieurs fois. Le doublon est sans effet.
Solution : supprimer le pont redondant.
Rôles des sources (12 vérifications)
Ces vérifications s'appliquent lorsque le tableau comporte des sources entrantes (un disjoncteur général ou un commutateur de transfert/secourisme parent) avec un rôle attribué via la section "Source d'alimentation" du panneau des propriétés.
49. Rôle de source non attribué 🟡
Le dispositif entrant possède des dispositifs enfants, mais le type de source (réseau / transformateur / groupe électrogène / onduleur / UPS / solaire / batterie) n'est pas choisi.
Solution : ouvrir le panneau des propriétés du dispositif entrant → section "Source d'alimentation" → choisir un rôle.
Pourquoi c'est important : l'assistant IA reçoit des informations sur les sources dans le contexte de la requête ("parlez-moi du système de secours"), et sur le canevas, les rôles sont affichés sous forme de marqueurs colorés pour une navigation rapide.
50. Commutateur de transfert avec deux sources identiques 🟡
Un commutateur de transfert ou un commutateur 1-0-1 possède deux entrées avec le même rôle de source (par ex. deux "Réseau").
Problème : la redondance n'a pas de sens — en cas de défaut sur une source, l'autre est identique.
Solution : choisir des rôles différents pour les entrées principale et de réserve (par ex. "Réseau" + "Groupe électrogène", "Réseau" + "Onduleur", "Solaire" + "Batterie").
51. Onduleur/groupe électrogène sans disjoncteur de protection amont 🔴
Règle : un dispositif avec un rôle de source onduleur / groupe électrogène / solaire / batterie / UPS n'est pas lui-même un dispositif de protection (par ex. un commutateur, contacteur, sectionneur marqué d'un sourceRole) et ne possède pas de MCB/RCBO/fusible en amont.
Problème : en cas de court-circuit côté onduleur/groupe électrogène, il n'y a pas de protection contre les surintensités.
Solution : ajouter un MCB/RCBO/fusible en amont du dispositif marqué, ou transformer le dispositif lui-même en MCB avec un sourceRole (un MCB protège son propre point d'entrée de source).
51a. Interrupteur 2P (L+N) dans un système TN-C 🔴
Règle : dans un système de mise à la terre TN-C, le neutre et le conducteur de protection sont combinés (PEN). La commutation du pôle N en mode 2P (L+N) coupe le PEN lors du transfert de source — dangereux (la mise à la terre de protection est perdue).
Solution : utiliser 1P (L uniquement) ou 4P (L1+L2+L3+N) dans une variante triphasée.
51b. Alimentation monophasée 2P (L+N) alimentant une charge triphasée 🔴
Règle : un disjoncteur monophasé en mode 2P (L+N) est sémantiquement équivalent à 1P+N — il ne peut pas alimenter une charge triphasée. Si le dispositif enfant possède 2 phases actives ou plus, alors en cas de court-circuit, le dispositif monophasé ne commutera pas toutes les phases → un contact résiduel = un danger.
Solution : passer le dispositif en mode 4P (L1+L2+L3+N), ou modifier la charge pour qu'elle soit monophasée.
51c. La réserve du commutateur de transfert réduit une charge multiphasée à une seule phase 🔴
Règle : un pont de bornes est déclaré sur l'entrée de réserve du commutateur de transfert — tous les pôles sont mis en court-circuit sur une seule phase. Une charge multiphasée sur la réserve :
- triphasée (moteur, chargeur de VE) — n'obtiendra pas de champ magnétique tournant et grillera en quelques secondes ;
- biphasée — perd la différence de potentiel entre phases ; les charges entre phases (220/380 V entre phases) ne fonctionneront pas, des dommages sont possibles.
Solution : déplacer cette charge vers une entrée séparée sans redondance, ou modifier le type de charge pour qu'elle soit monophasée.
51d. Pont de bornes incorrect 🔴
Un pont de bornes déclaré sur un dispositif est invalide :
- le pont pointe vers une borne inexistante — le numéro de borne est absent de la configuration du dispositif ;
- le pont est entre des conducteurs identiques — les deux bornes correspondent au même conducteur, donc le pont n'a aucun effet.
Solution : vérifier les numéros de bornes ou supprimer le pont redondant.
52. N indisponible via un 2P L1+L2 🟡
Règle : le dispositif enfant possède un pôle N, mais il y a un dispositif 2P dans la chaîne ascendante en mode L1+L2 (pas de N) — un onduleur split-phase — et le tableau n'a pas de barrette N commune pour assurer le passage.
Solution : ajouter une barrette N (le système la trouve automatiquement via le passage), ou modifier le mode du dispositif 2P ascendant en L+N.
52a. L'entrée de réserve du commutateur de transfert a un nombre de pôles différent 🟡
Exemple : un commutateur de transfert triphasé (4P), avec une entrée de réserve monophasée (2P).
Problème : une réserve avec un nombre de pôles différent n'alimentera qu'une partie des phases — une charge triphasée sur la réserve ne fonctionnera que sur une seule phase.
Solution : utiliser un dispositif de réserve avec le même nombre de pôles que le commutateur de transfert, ou configurer le commutateur de transfert avec un nombre de pôles inférieur.
52b. Pont de bornes de phase dans un système TT/IT 🔵/🟡
Dans les systèmes de mise à la terre TT et IT, le pontage (liaison) des bornes de phase a des exigences spécifiques. La vérification rappelle de vérifier la conception par rapport aux normes (notamment la CEI 60364-4-41). Le niveau (🔵 ou 🟡) dépend de la norme active.
52c. Pont déclaré sans raison 🔵
Un pont de bornes est déclaré sur le dispositif, mais la source ne nécessite pas de liaison — tous les ancêtres ont le même nombre de pôles et ne sont pas des sources autonomes biphasées. Le pont est probablement redondant.
52d. Type de source non marqué 🔵
Le nœud d'entrée n'a pas de type de source attribué (réseau / groupe électrogène / onduleur / UPS / solaire). Marquer la source pour une analyse correcte du schéma et pour les indications de l'assistant IA.
💡 Différence avec la vérification 49 : la vérification 49 (🟡) se déclenche pour un dispositif entrant qui a déjà des dispositifs enfants ; celle-ci (🔵) est une indication plus légère pour tout nœud d'entrée.
Invariants fondamentaux du neutre — CEI 60364 (5 vérifications)
Ces vérifications s'activent en fonction de la norme choisie. Pour la CEI 60364, les cinq sont actives.
53. PEN commuté sur un dispositif 🔴
Règle (CEI 60364-4-41, CEI 60364-5-54 §543) : le conducteur PEN ne doit pas être coupé dans un MCB/disjoncteur différentiel/sectionneur avant le point où il se divise en N et PE.
Solution : utiliser 1P au lieu de 2P, ou diviser PEN en N + PE plus haut dans la hiérarchie.
Point de division PEN (TN-C-S). Dans la plupart des appartements, le PEN est déjà divisé en N et PE au niveau du tableau de distribution principal du bâtiment, donc le N et le PE arrivent déjà séparés au tableau — la commutation du N y est autorisée. Ainsi, pour que le système n'affiche pas un faux avertissement, définissez le point de division pour TN-C-S dans les paramètres du tableau (⚙) : "En amont" efface cet avertissement, tandis que "Dans ce tableau" (un PEN combiné à l'entrée, typique d'une maison individuelle sur une ligne aérienne) maintient la vérification active. L'option plus sûre "Dans ce tableau" est activée par défaut, de sorte qu'un danger réel n'est jamais silencieusement masqué.
54. Entrée sans 4P dans un système TT/IT 🔴
Règle (CEI 60364-4-46) : dans les systèmes TT et IT, le dispositif d'entrée doit être à quatre pôles — commutation de toutes les phases avec le N.
Solution : remplacer le dispositif d'entrée par un dispositif 4P.
55. N non isolé entre des zones de différents DDR 🔴
Règle (CEI 61008-1) : le conducteur neutre entre des groupes de différents DDR doit être isolé — une barrette N partagée entre deux DDR provoque des déclenchements intempestifs.
Solution : créer une barrette N séparée pour chaque groupe de DDR.
56. Barrette PEN après le point de division 🔴
Règle (CEI 60364-4-41, CEI 60364-5-54 §543) : après la division du PEN en N + PE, le retour au PEN est interdit.
Solution : remplacer la barrette PEN par des barrettes N et PE séparées.
57. Commutateur de transfert sans verrouillage 🔴
Règle (CEI 60947-6-1 §7.2.1) : un commutateur de transfert (ATS, inverseur) doit avoir un verrouillage mécanique ou électrique qui empêche la fermeture simultanée des deux sources.
Solution : activer le paramètre "Verrouillage" dans les propriétés du commutateur de transfert/inverseur.
Sécurité des peignes (2 vérifications)
58. Le peigne contourne le DDR via le N 🔴
Un peigne d'alimentation est alimenté à partir d'un point en amont du DDR/commutateur de transfert, de sorte que le N des disjoncteurs du peigne ne traverse pas ce DDR. La phase L traverse le DDR (via la hiérarchie parent) tandis que le N ne le traverse pas. La protection différentielle est compromise : le dispositif ne se déclenchera pas en cas de fuite réelle.
Solution : rattacher l'alimentation du peigne à un dispositif en aval du DDR, ou déplacer le MCB en amont du DDR.
59. Connexions N directes dans un peigne 1P+N/3P+N 🟡
Les membres d'un peigne avec N sous un DDR comptent comme 1 fil physique sur la borne N du DDR (via le peigne), et non comme N fils séparés. Ceci est pris en compte dans le seuil de comptage des N directs.
Barres de phase L1/L2/L3 (4 vérifications)
Validation souple des barres de distribution de phase (L1/L2/L3) — tous les avertissements sont de niveau « Problème » 🟡. Cela ne bloque pas la conception, mais affiche les problèmes dans le panneau de validation avec des liens vers les normes.
60. Phase non connectée 🟡
Règle : la source de phase est explicitement définie sur « non affectée » et la détection automatique de source (depuis le parent / la barre) n'a donné aucun résultat.
Solution : dans les propriétés du dispositif, choisissez une source de phase (un distributeur parent ou une barre de phase) dans la liste déroulante « SOURCE ».
61. Référence à une barre de phase supprimée 🟡
Règle : le dispositif référence une barre L qui a été supprimée du tableau.
Correction automatique : « Corriger » inscrit « non affectée » — l'utilisateur choisit explicitement une nouvelle source.
62. Barre de phase d'un type différent 🟡
Règle : le dispositif est lié à une barre d'un type qui ne correspond pas à la phase (par exemple, une entrée L1 pointant vers une barre N).
Solution : choisissez une barre du type correspondant, ou supprimez la liaison.
63. Surcharge de la barre de phase 🟡
Règle (IEC 61439-1 §5.4) : la somme des calibres des dispositifs sur une barre de phase ne doit pas dépasser calibre de la barre × FD (63 A par défaut, FDU selon la norme active).
Solution : répartissez la charge sur deux barres de phase, ou remplacez la barre par un calibre supérieur.
Liaison des invariants N à la norme
Les invariants N (éléments 53 à 57) sont contrôlés par le paramètre « Norme » dans les paramètres du tableau :
| Norme | Invariants N actifs |
|---|---|
| IEC 60364 (par défaut) | les 5 |
| HD 60364 (CENELEC) | les 5 |
| NEC / BS 7671 | techniquement critiques uniquement |
Si aucune norme n'est choisie, les vérifications des invariants N ne sont pas actives.
Validation multi-profile
Depuis avril 2026, la validation prend en charge plusieurs normes à la fois sur un seul tableau. Cela vous permet de concevoir selon plusieurs normes en parallèle et de voir uniquement les avertissements véritablement critiques pour les codes choisis.
Sélecteur de norme
Dans la section « Paramètres du tableau » → « Normes de validation » se trouve une liste à cases à cocher :
- ✅ IEC 60364 (par défaut) — internationale
- ☐ Codes régionaux — NEC, BS 7671 et autres, sélectionnables par marché
Vous pouvez en choisir un ou plusieurs. L'ensemble actif est affiché sous forme d'indicateur pastille dans l'en-tête du panneau de validation — par exemple « IEC + NEC ». Cliquer sur la pastille fait défiler directement jusqu'au sélecteur dans les paramètres.
Fonctionnement
- Filtrer par norme : chaque problème porte une étiquette de la norme à laquelle il est lié. Avant le rendu du panneau de validation, les problèmes dont la norme ne fait pas partie de l'ensemble actif sont filtrés. Les détecteurs eux-mêmes restent indépendants de l'ensemble — il y a un seul filtre, à la frontière du formatage.
- État au niveau du tableau : le choix est sauvegardé avec le tableau.
- Valeurs par défaut dans un nouveau projet : héritées des préférences de l'interface utilisateur — l'utilisateur définit une valeur par défaut globale dans les paramètres du profil, et un nouveau tableau la reprend.
Rigueur de sélectivité
Lorsque plusieurs normes sont actives, le système choisit le FD (facteur de diversité) le plus strict parmi elles. Cet algorithme « pickStrictest » garantit qu'un scénario ne cache pas les erreurs qui se déclencheraient sous l'une des normes seules.
Vérifications par norme choisie
3 vérifications sont liées à des normes spécifiques. Elles ne s'activent que lorsque la norme correspondante est choisie.
64. Classe de DDR pour une charge DC 🟡
Règle (IEC 61008-1) : un DDR de type AC ne détecte pas les courants de fuite DC. Les circuits avec onduleurs/chargeurs VE/PV nécessitent un DDR de type B ou F.
Actif pour : IEC
Solution : remplacez le DDR par un type B (pour PV, VE) ou type F (pour les variateurs de vitesse).
65. DDR dans un système TT/IT sans pôle N (4P requis) 🔴
Règle (IEC 60364) : dans les schémas de liaison à la terre TT et IT, la protection différentielle (DDR/DR) doit commuter le neutre avec les phases. Sans pôle N, le DDR ne peut pas déconnecter le circuit de manière fiable en cas de fuite.
Actif pour : IEC
Solution : remplacez le DDR par un modèle 4 pôles (avec neutre).
66. Couleurs de fils obsolètes 🔵
Règle (IEC 60445) : la palette moderne est requise : marron L1, noir L2, gris L3, bleu N, vert-jaune PE. Un code de couleurs obsolète (par exemple blanc/noir/rouge pour les phases) est un avertissement informatif.
Actif pour : normes imposant la palette moderne
Solution : modifiez la norme de couleur dans le mode Fil → section « Norme de couleur » → IEC.
Renforcement des vérifications existantes
Améliorations de trois vérifications avec prise en charge multi-normes :
- 51. Onduleur sans disjoncteur de protection amont — compte désormais un AFDD comme un DCP ; références dépendantes de la norme (IEC/NEC).
- 53. PEN commuté — un ensemble étendu de dispositifs concernés, un message plus précis concernant le point de coupure du PEN.
- 69. Générateur portable sans 4P — pour les générateurs portables (un indicateur séparé), le dispositif d'arrivée doit être 4P (tous les pôles avec N).
Courants de court-circuit — calcul et vérifications
ElectroBoard calcule les courants de court-circuit (CC) et vérifie deux exigences clés de sécurité électrique : le temps de coupure automatique et le pouvoir de coupure des dispositifs de protection. Les résultats sont disponibles à deux endroits — sous forme de vérifications séparées dans le panneau de validation et sous forme d'un calculateur détaillé ⚡ « Courants de court-circuit » (un bouton de la barre d'outils dans l'éditeur).
Les paramètres de source (impédance du réseau / courant de CC à l'arrivée) sont définis dans Paramètres du tableau → « Source CC » — voir la section Paramètres réseau pour plus d'informations. Si la source n'est pas définie, le calcul utilise des valeurs typiques (marquées d'un astérisque *).
67. Temps de coupure automatique non assuré 🔴
Règle (IEC 60364-4-41 §411) : en cas de défaut sur une enveloppe, le dispositif de protection doit couper le circuit dans le temps requis. Pour les systèmes TN, la condition Zs ≤ U0 / Ia est vérifiée — l'impédance de la boucle de défaut à la terre n'est pas supérieure au rapport de la tension sur le courant de déclenchement du dispositif. Pour TT via un DDR — RA · IΔn ≤ 50 V (la tension de contact ne dépasse pas la limite de sécurité).
Solution : réduisez l'impédance de boucle (section plus grande ou câble plus court), installez un DDR, ou choisissez un dispositif avec un courant de déclenchement instantané plus faible.
68. Pouvoir de coupure insuffisant 🔴
Règle (IEC 60947-2, IEC 60898-1) : le pouvoir de coupure assigné du dispositif (Icu / Icn) doit être au moins égal au courant de court-circuit présumé au point d'installation — Icu ≥ Ik(max). Sinon, le dispositif peut être détruit lors d'un court-circuit sans couper le circuit.
Solution : installez un dispositif avec un pouvoir de coupure plus élevé (par exemple 6 kA → 10 kA), ou appliquez une protection de soutien en amont.
Le calculateur « Courants de court-circuit »
Le bouton de la barre d'outils ⚡ ouvre un panneau avec un tableau pour chaque dispositif : Zs (Ω), Ik (A), Ia (A), un verdict de coupure, Ik max (kA), Icu (kA) et un verdict de tenue. La source des valeurs est marquée comme mesurée / définie / transformateur / typique. Un tiret — signifie un chemin de CC incomplet (données de câble manquantes), un astérisque * signifie une valeur par défaut.
Limitations v1 : le calcul est à dominante R (pas de composante réactive X, températures de conducteurs fixes) ; les fusibles gG et le schéma de liaison à la terre IT ne sont pas encore pris en charge ; l'impédance de boucle est comptée jusqu'à la limite du tableau (le conducteur final vers la charge n'est pas modélisé).
Conseil : vous n'êtes pas obligé de corriger chaque recommandation (🔵). Mais toutes les erreurs de sécurité (🔴) doivent être résolues avant d'utiliser la conception pour une installation réelle.